Source : Wikipédia Commons

Mairie Beaucourt

Adresse de la mairie Beaucourt :
Mairie Beaucourt
8 place Roger-Salengro
090500 Territoire de Belfort
France

Téléphone de la mairie: 0384587575

Fax: 0384569605

Page web de la mairie: http://www.ville-beaucourt.fr

Maire de la ville Beaucourt : Thomas BIETRY

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Beaucourt est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort en région Bourgogne-Franche-Comté.

Beaucourt, qui dépend à l'origine du comté de Montbéliard, possède une histoire essentiellement liée à la dynastie manufacturière Japy, dont la démarche sociale et paternaliste a façonné la ville et les habitants. C'est Frédéric Japy qui, à la fin du xviie siècle a donné son essor industriel à Beaucourt en créant une usine d'horlogerie qui connaîtra un rayonnement considérable au xixe siècle. À partir de 1910 et jusqu'en 1975, la machine à écrire Japy perpétuera ce renom auquel contribueront également des fabrications aussi diverses que la quincaillerie, la serrurerie, les pompes, la lustrerie, etc.

Troisième ville du Territoire de Belfort et ancien chef-lieu du canton de Beaucourt, la ville se situe au cœur du Grammont, un des sommets de la chaîne jurassique du Lomont.

Marquée par ce passé industriel, Beaucourt est aujourd’hui un centre actif, une ville de campagne à deux pas d’importantes agglomérations (Pays de Montbéliard et Belfort), autant d’atouts pour son développement urbain, économique et touristique. Différents projets urbains comme la réalisation d'un grand lotissement dans les Hauts de Beaucourt, l'aménagement du centre-ville, la reconversion des usines Fonteneilles ou encore la requalification urbaine et sociale du quartier des Champs Blessonniers vont redessiner la ville pour les années futures.

Ses habitants sont appelés les Beaucourtois.

Géographie

Localisation

La ville est située à 15 km de Montbéliard et 28 km de Belfort, à cheval entre le Doubs et le Territoire de Belfort. La gare de Belfort - Montbéliard TGV n'est pas très loin et la frontière suisse se trouve à moins de 10 km. Au pied du Grammont, elle est entourée par plusieurs villages, et située dans l'aire urbaine de Montbéliard.

Géologie, relief et hydrographie

Beaucourt est située sur les derniers vallonnements du massif du Jura en bordure extrême ouest de la fosse d'Alsace, à proximité de la porte de Bourgogne. De par sa situation, c'est un lieu de passage très fréquenté, de ce fait, dès les temps les plus reculés, ce lieu est habité. La proximité des abondantes sources autour du Grammont en ont fait un endroit de prédilection pour l'établissement des premiers sédentaires. Beaucourt est située au pied de la colline nommée le Grammont. Ce sommet fait partie de la chaîne des Lomonts (altitude : 579 mètres). En arrière du Grammont, côté sud, s'étend un vaste plateau sur lequel sont placés les villages de Montbouton, Abbévillers, Croix, Villars-le-Sec et Saint-Dizier-l'Évêque.

Le Grammont présente sur son sommet une assez vaste croupe dont l'extrémité nord était occupée par un camp néolithique. Ce dernier est encore bien conservé. À l'ouest et à l'est, il est bordé par de pentes abruptes et des roches escarpées. Le sud est protégé par un mur de pierres, très important vu ses ruines. Au nord, il y a un vallum. Toute la colline est parsemée de tombes de cette époque : des tumulus. On peut supposer qu'étant donné sa situation le site du Grammont est principalement un lieu administratif et religieux, une sorte de résidence des chefs. Le Grammont est favorisé par les découvertes depuis le xixe siècle, où les premières fouilles importantes ont été réalisées autour des années 1870. Le Dr Muston rapporte un inventaire détaillé dans son livre L'histoire d'un village. C'est en tout cas un lieu très prisé des Beaucourtois et aussi des touristes.

La particularité de Beaucourt est l'absence de cours d'eau coulant dans la commune. Pourtant, on dénombre pas moins de sept fontaines dont une n'étant plus utilisée.

Climat

Beaucourt est soumise à un climat semi-continental ou dit « dégradé ». Elle subit, d'une part, des précipitations importantes tant en quantité qu'en fréquence et, d'autre part, des hivers rudes avec de fortes gelées et de la neige et des étés chauds et secs. D'une manière générale, le climat de Beaucourt se caractérise par une forte variabilité, tant au cours d'une saison que d'une année à l'autre.

Urbanisme

Malgré un développement important au sein du bassin industriel montbéliardais, Beaucourt a eu une urbanisation plutôt limitée contrairement à la zone allant de Montbéliard à Valentigney. On remarque que l’urbanisation de Beaucourt est plutôt concentrée, que la ville est restée à l’échelle de village. Cela s’explique par son contexte paysager particulier. En effet, la ville est ceinturée de cultures et de bois dont elle tient d’ailleurs son nom « Bocourt » signifie « village des bois ».

Le sud du Territoire de Belfort est composé de vastes espaces vallonnés composés d’étangs, de forêts et de champs cultivés. Beaucourt n’échappe donc pas à la règle avec son relief vallonné. En analysant de plus près la composition urbaine de Beaucourt, on remarque son urbanisation s’est faite le long du relief principal sur lequel se trouvent les usines Japy. Il y a un enroulement du bâti autour du site des Fonteneilles, la ville s’est développée concentriquement autour de cette zone.

Les usines Japy, desservies par la route départementale, se trouvent à proximité du centre-ville actuel, et plus particulièrement à l’articulation des deux masses bâties. Jusqu’il y a encore peu de temps, le site des Fonteneilles se trouvait dans un « bras vert » composé par le parc municipal des Cèdres et les grands champs au sud des usines, aujourd’hui investis par un projet de lotissement. Cette trame verte marquait une coupure entre la partie ouest et est de la ville. Mais cette séparation s’exprime également au niveau des équipements. La partie sud-ouest de la ville ne bénéficie d’aucun équipement et se trouve un peu en marge de la ville et de la vie associative.

Logement

En 2008, on comptait 2 369 logements dont 2 055 (86,7 %) résidences principales, 290 (12,2 %) logements vacants et seulement 24 (1 %) résidences secondaires dans la commune. 51,1 % sont des maisons et 46,3 % sont des appartements. La majorité des résidences principales (44,6 %) ont été construites avant 1949 et 53,3 % de la population vivent depuis plus de dix ans dans la même résidence. De ce fait, 53,5 % des Beaucourtois sont propriétaires de leur logement contre 44,6 % de locataires.

Projets d'aménagements

En 2002, dans le cadre de son projet de ville, la municipalité de Beaucourt a souhaité l’urbanisation du secteur dit des Grands Champs. Cette réserve forestière d’environ sept hectares, appartenant à la SAFC, a fait l’objet, en concertation avec l’agence d’urbanisme du Territoire de Belfort et la commission urbanisme, d’une attention toute particulière pour donner une image résidentielle à cette zone. Ainsi, sa situation privilégiée sur une colline offrant une vue lointaine et dégagée, de même que les restes d’ornement du château, aujourd’hui disparus, ont été des points forts du schéma d’urbanisation proposé. En termes d’aménagement des espaces, l’allée des tilleuls, élément majeur, sera conservée et prolongée jusqu’au bois. Sera créée, ainsi, une promenade qui, à travers les Grands Champs, conduira à l’intersection des rues de Montbouton et de la Charme pour ainsi rejoindre le Champ de Mars avec son panorama ainsi que le Parc des Cèdres. Des espaces piétonniers secondaires seront aménagés pour permettre d’admirer des arbres centenaires. Il est à noter que cet aménagement devrait également voir l’aboutissement d’une étude novatrice et écologique en matière de récupération et d’évacuation des eaux de pluie. Des bassins de rétentions de ces eaux pluviales seront créés et devraient permettre d’aménager des jardins humides et de senteurs.

Une première tranche d’environ trente lots vit le jour en 2004. Dans un second temps, la ville se penchera sur l’aménagement de l’ancienne Fonderie qui pourrait accueillir de petites maisons de ville. Ainsi, la réalisation de ce projet permettra un développement plus harmonieux de Beaucourt dans un environnement sauvegardé et répondra aux nombreuses sollicitations en matière d’habitations individuelles.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Boocort en 1147, Boocurt en 1162, puis Bocourt en 1317.

Il s'agit d'une formation médiévale en -court au sens ancien de « cour de ferme ». Le premier élément Beau-, comme l'indiquent les formes anciennes et comme c'est généralement le cas pour les noms en -court, est un nom de personne germanique8. L'appellatif toponymique court est issu du gallo-roman * CORTE ou * CURTE, lui-même du latin cohors / cohortis, il a donné le français cour, orthographié sans t, en raison d'une mauvaise étymologie d'après le latin curia.

L'anthroponyme germanique que l'on identifie dans Beaucourt est certainement Bodo7,6, devenu Boo- à la suite de la lénition du [d] intervocalique, caractéristique de la langue d'oïl. Il s'agit d'un nom de personne extrêmement fréquent en toponymie. Attraction graphique du mot « beau », bien que le terme « cour » soit féminin. Homonymie probable avec les nombreux autres Beaucourt. Située près d'une colline appelée le Grammont, Beaucourt tire son surnom de celle-ci : la cité du Grammont.

Histoire

Tout près de Beaucourt se trouve un plateau, le Grammont, sur lequel l'homme du Néolithique établit un camp fortifié important abritant entre autres de nombreuses sépultures. Plus tard fut construite par les Romains une route militaire importante reliant Mandeure à l'Alsace et qui traversait le territoire de la commune, venant de Dasle et se dirigeant vers Delle ; des traces de constructions romaines ont été mises au jour. Le nom de Beaucourt est cité déjà au xiie siècle, le village est alors à la frontière entre l'évêché de Bâle et celui de Besançon. Il faisait partie au Moyen Âge de la mairie de Saint-Dizier-l'Évêque et de la prévôté de Delle. En décembre 1320, Jeanne de Montbéliard, fille de Renaud de Bourgogne et comtesse de Ferrette, affranchit deux serfs de Beaucourt, pratique courante à cette époque où la propriété du sol va de pair avec celle des gens qui le cultivent.

L'histoire de la ville que devient Beaucourt au cours du xixe siècle, est indissociable de celle de la famille Japy, implantée à Beaucourt depuis le xvie siècle. Frédéric Japy, né en 1749, fils de forgeron, a appris le métier d'horloger au Locle (Suisse). De retour à Beaucourt, il invente machines et outillages qui permettent la fabrication de pièces d'horlogerie en série par des ouvriers peu qualifiés. Ces derniers sont regroupés dans un familistère, ensemble immobilier regroupant ateliers, logements, lieu de culte, école, magasin d'alimentation…

L'entreprise Japy se développe très rapidement et d'environ cinquante ouvriers en 1777, elle emploie 3 200 personnes en 1851. La diversification des fabrications est grande : quincaillerie, lampes, outillage, matériel agricole et par la suite : pompes, moteurs à explosion, matériel électrique, casseroles et objets ménagers, machines à écrire… Des établissements sont construits dans les localités voisines : Fesches-le-Châtel, Audincourt.

La commune, desservie depuis 1868 par la gare de Beaucourt - Dasle sur la ligne de Montbéliard à Morvillars, se dote, de 1904 à 1940, d'une ligne de tramway électrique exploitée par la compagnie des Tramway beaucourtois, afin d'assurer le transport de passagers et de marchandises entre la ville et la gare. Le trafic voyageur sur la ligne de chemin de fer cesse en 1939.

La construction de bâtiments par les Japy ne concerne pas seulement les châteaux familiaux et les usines : un temple et un presbytère protestant, des maisons et cités pour le personnel et divers établissements publics sont financés par la grande famille bourgeoise. Beaucoup de ces constructions ont survécu au démantèlement de la société dans les années 1950 et ont été réhabilitées. L'une des anciennes usines, la Pendulerie, abrite le Musée Japy12.

La commune a été décorée, le 11 novembre 1948, de la Croix de guerre 1939-1945.

Enseignement

La commune de Beaucourt est située dans l'académie de Besançon, et administre en 2012 trois écoles maternelles (Bornèque, Les Canetons et les Oisillons) et trois écoles élémentaires (Frédéric-Bolle, Les Canetons et Roger-Salengro) communales.

Le département gère le collège Saint-Exupéry.

Équipements culturels

La ville de Beaucourt possède trois équipements culturels principaux, tous trois mis en place sous le mandat de Jean Maillard : le foyer Georges-Brassens (inauguré en 1982), la médiathèque municipale (1978) et l'école municipale de musique et d'arts plastiques (1991), auxquels il faut ajouter le musée Japy (1986).

Alors que Beaucourt possède déjà une salle des fêtes surnommée « le Local » (construite au xixe siècle et détruite en 1981) par les Beaucourtois, cette dernière, vétuste, n'est plus en mesure de satisfaire les besoins, en matière d'animation culturelle, d'une ville comme Beaucourt. L'emplacement retenu est la place Salengro à la place de la salle des fêtes de l'époque. La toiture a une grande importance dans le parti architectural retenu. Les pentes rappellent celles des toits environnants48. Sa superficie est d'environ 200 m2 et la salle de représentation peut accueillir 350 personnes. Il est un endroit très actif de la vie des Beaucourtois où se déroulent des spectacles, théâtre, conférences, congrès, etc. et regroupe également de nombreux bureaux administratifs d'associations ou de la municipalité.

Le foyer Georges-Brassens (FGB) est inauguré le 23 octobre 1982 en même temps que la rue Louis-Pergaud. Cet événement permet d'attirer des artistes des renom : le 20 octobre, Guy Bedos se produit en spectacle devant 400 personnes puis quatre jours plus tard, c'est Leny Escudero organisée par la Maison Pour Tous qui se présente sur la nouvelle scène du foyer Georges-Brassens.

La décision de l'appellation du Foyer Communal est prise par la municipalité après consultation des Beaucourtois. Georges Brassens étant décédé quelques mois plus tôt, le 29 octobre 1981 à l'âge de 60 ans, cet équipement est nommé Foyer Georges-Brassens.

L'association Maison Pour Tous (MPT) qui propose les spectacles au Foyer Georges Brassens, existe quant à elle depuis le 28 novembre 197651. Elle programmait auparavant des spectacles, déjà essentiellement dans le domaine de la chanson française, dans une petite salle appelée « Mille clubs », située rue de Dampierre, remplacée désormais par un parking et dans l'ancienne salle des fêtes.

À l'époque, il existe deux bibliothèques privées à Beaucourt : la « Bibliothèque des Cèdres » (dans le château des Cèdres qui a brûlé dans les années 1970) gérée par le comité d'entreprise et une bibliothèque de la paroisse catholique52. Poussé par la volonté des habitants,, le conseil municipal donne son accord en 1977 et confie la mise en route d'une bibliothèque municipale à une équipe de bénévoles animée par Nolly Maillard, équipement inauguré en 1978.

La médiathèque est implantée au rez-de-chaussée de l'ancien asile maternel Adolphe-Japy datant de 187152, devenu l'ancienne école maternelle de la rue du Dr-Julg, le bâtiment.

La bibliothèque fonctionne alors avec une dizaine de bénévoles jusqu'en octobre 1985, année où des travaux de rénovation sont entrepris. Rouverte en 1987, elle est largement agrandie et est officiellement inaugurée en juin 1987.

En 1996, le conseil municipal décide de baptiser la bibliothèque, François-Mitterrand, décédé le 8 janvier de la même année. Le 31 mai 1996, la femme de l'ancien président, Danielle Mitterrand inaugure la nouvelle dénomination de la bibliothèque.

En 2008, la bibliothèque municipale fête ses 30 ans, et, en 2009, la bibliothèque est rebaptisée médiathèque à la suite de l'instauration de supports multimédias.

L'École municipale de musique et d'arts plastiques (EMMAP) est née d'une quadruple convergence : le succès de l’Été Musical et la participation croissante des habitants croissante des habitants, la forte demande des Beaucourtois d'accéder à une formation musicale de qualité et de proximité, la cessation d'activité de divers cours (Atelier de musique de la Maison pour Tous ou de l'Harmonie) et la volonté des élus de permettre l'enseignement de la musique dans une structure de type conservatoire amènent la réflexion de la création d'une école. Le conseil municipal lance en 1991 le projet d'une école municipale de musique et d'arts plastiques. Ouverte en octobre 1991, elle est créée par la municipalité en collaboration avec l'École Nationale de Musique et l'Association Musée-Beaux-Arts de Belfort.

Installée dans l'ancien lycée d'enseignement professionnel (rue de la Maison-Blanche), elle dispose de neuf salles de cours. Après avoir été tutorée par d'autres établissements de Belfort, l'EMMAP devient autonome quelques années après son ouverture. Au début des années 2000, les cours sont transférés à l’école Roger-Salengro (Groupe A) à la suite du déménagement de la gendarmerie dans le bâtiment de l'EMMAP.

Manifestations culturelles et festivités

Avec le soutien de la ville, l'association Beaucourt en Fête organise les grandes animations populaires offertes aux Beaucourtois : Exposition en février, carnaval en mars, fête de la musique en juin, marché de Noël en extérieur et concours de décoration des maisons et immeubles en décembre, mais aussi concerts et soirées dansantes au foyer Georges-Brassens. L'association compte dans ses rangs une trentaine de membres qui partage son savoir-faire pour organiser diverses manifestations. Organisé par Beaucourt en fête, le carnaval se déroule tous les ans (sauf en 2010 et 2011) au mois de mars avec un thème particulier : la bande-dessinée (2006), les métiers (2007), l'histoire (2008), le sport (2009), etc.

Depuis 2009, des artistes sont invités à exposer des œuvres originales et de qualité lors de la manifestation culturelle Japy Factory, faisant « revivre » pendant quinze jours les usines Fonteneilles. En parallèle de l’exposition, de nombreuses animations se déroulent : concerts, visites guidées théâtralisées, vide-grenier, véhicules anciens… De son côté, le musée Japy organise des expositions temporaires tous les six mois en plus de l'exposition annuelle.

L'association Maison Pour Tous (MPT) qui propose les spectacles au foyer Georges Brassens, est né le en 1976 d'une fusion de deux associations, la Maison des jeunes et de la culture et l’association Culture et loisirs de Beaucourt. Le premier concert a lieu en janvier 1977 avec Erwan et Michel Rebondy51. Elle programme alors des spectacles, déjà essentiellement dans le domaine de la chanson française, dans une petite salle appelée « Mille clubs », située rue de Dampierre, remplacée désormais par un parking et dans l'ancienne salle des fêtes68. L'association anime activement la vie locale en invitant de nombreux artistes à se reproduire sur scène au foyer Georges Brassens, elle compte plus de 176 abonnés et 7 887 spectateurs en 2011.

En 1977, l’envie de quelques jeunes filles de s’adonner à l’art du maniement du bâton associé à la pratique de la danse donne lieu à la création du TWISPEEL GROUP. Les premières années d’existence sont une succession de festivals, concours et défilés de majorettes très en vogue. Tout doucement les prestations de majorettes sont de moins en moins demandées et c’est ainsi que progressivement, avec la confection de plusieurs costumes différents, le groupe s'est diversifié dans les carnavals, défilés costumés, corso, fêtes des rues, animation de kermesses… . Depuis la création, en 1984, du « groupe carnavalesque », un mini « char sono » accompagne l'association afin d’assurer la musique propre à tous les costumes différents.

Santé

Beaucourt possède une maison médicale, rue Frédéric Japy, comprenant deux médecins généralistes. Il y a aussi deux pharmacies au Centre-ville. La ville possède aussi deux maisons de retraite (Maison Belot, Maison Blanche) gérées par la Fondation Arc-en-ciel. Ces deux maisons de retraite vont être regroupées dans un nouveau bâtiment d'ici juin 2012. L’appellation restera la même : Maison Blanche. L'hôpital le plus proche est le Centre hospitalier de Belfort-Montbéliard.

Sports

  • salle omnisports municipale (gymnase) ;
  • champ de Mars (terrain de foot stabilisé) : son nom vient probablement de la couleur rouge du terrain ;
  • terrains du club de football ;
  • boulodrome : inutilisé depuis des années, il sert actuellement au stationnement des bus de la commune ;
  • terrains de tennis extérieurs (en projet de démolition) ;
  • terrains de tennis extérieurs (en projet de construction) ;
  • terrains de tennis couverts ;
  • gymnase Jacques-Vernier : ce bâtiment fut nommé en hommage à Jacques Vernier en 1982, un ancien gymnaste du club ;
  • piste d'Athlétisme Guy-Valker : elle fut baptisée en l'honneur de Guy Valker en 2002 qui fut l'un des présidents du club d'Athlétisme ;
  • terrain multisport (synthétique) surnommé City stade.

Culture locale et patrimoine

En 1868, les travaux de l’église Saint-François de Sales, (dessinée par l’architecte Aristide Poisat et construite par l’entrepreneur Joseph Colard) peuvent commencer. Couverte en 1860, elle est bénie cinq ans plus tard, mais ne possède alors pas d’ornementation intérieur. La première cloche, achetée à Goussel, de Metz, pèse 750 kg. Elle est installée dans un clocher provisoire et sonne pour la première fois le 8 juin 1866. L’édifice n’est véritablement achevé qu’en 1900. Depuis les années 1990, plusieurs parties de l’église sont classées « monuments historiques » : le maître autel, l’ensemble sculpté de Dreyer, la chaire, les boiseries et le confessionnal.

L'église abrite également un orgue de moyenne stature, faisant office de clavier lors des célébrations, ayant été restaurée plusieurs fois du fait de son grand âge.

En 1813, la société Japy Frères et Cie participe financièrement à la construction d’un temple protestant situé sur l’une des deux collines de Beaucourt au lieu-dit « Chatillon ». Le Temple et son clocher furent construits en 1812 et 1815 sur les fonds particuliers de la famille Japy. La tour-clocher est prise dans la masse du bâtiment et porte l’inscription « Ceci est la maison de Dieu ». Le clocher est surmonté d’un coq, d’une girouette, et d’un paratonnerre. Une porte principale en façade, une porte latérale avec auvent donnant sur la cour des tilleuls et sur le parking. L’ensemble comprend une nef, un chœur et une sacristie apparue en 1876 . Quatre fenêtres rectangulaires, trois œils-de-bœuf sont situés au-dessus des portes. Trois vitraux historiés (les paraboles) construits en 1924 par Albert Gerrer. La tribune forme un « U », imposante, montée sur piliers en fonte et abritant les orgues à un clavier qui est une œuvre du facteur Woetzel de Strasbourg (1856). Le plafond est quadrillé en latte décorative et la cloche porte la date du 11 juin 1882. Concernant le mobilier, une table de communion de genre caisse à bois surmonté d’une croix et d’un crucifix provient de l’abbaye de Bellay (don de la famille Japy). De part et d’autre de la table de communion, se trouvent les pierres tombales de Frédéric Japy et de son épouse Suzanne Catherine Amstutz. Un lustre et une chaire se situent côté gauche de la nef sans abat-voix. Un lutrin porte la bible dédicacée en 1902 (don de Mme Octave Japy). Une plaque commémorative rend hommage aux victimes des Première et Seconde Guerres mondiales.

Cimetières : Le cimetière des Pins accueille les défunts de confession catholique tandis que le cimetière de la Charme accueille les défunts de confession protestante dont beaucoup d'ancêtres de la dynastie Japy.

N'ayant plus de rivière, depuis que celle qui traversait la ville fut recouverte quelques décennies en arrière, les fontaines de Beaucourt ont une réelle notoriété chez les habitants. Il y a six fontaines dont une disparue, ayant toutes une histoire particulière :
La Fontaine du Loup, qui est la plus connue, est un ancien lavoir construit à côté d'un marécage puis modifié en fontaine à la fin du xviiie siècle. La légende raconte qu'un loup descendant du Grammont avait pris l'habitude de se désaltérer à cet endroit d'où le nom de Fontaine du Loup. Autrefois, la Fontaine d'Abbévillers sert de lavoir, son eau provient directement des glaciers des Alpes suisses de l'Oberland Bernois. Son appellation provient du nom de la rue dans laquelle elle est située. Dans les années 1950, les joueurs de football utilisent la Fontaine du Petit Champ de Mars comme douche après leurs matchs. En effet, les footballeurs s'affrontent sur le terrain dit du Champ de Mars d'où le nom de la fontaine.

La Fontaine de la Charme sert également de lavoir et d'approvisionnement d'eau pour le quartier du Temple. En 1901, un don de Mme Caroline Ferciot permet la construction d'une buanderie rue de Montbouton qui alimente ce quartier en eau de source en provenance de quatre fontaines détournées. Quant à la Fontaine Bérégovoy, elle est créée lors de l'aménagement de la rue piétonne (passage Bérégovoy) inaugurée le 5 mars 1994, elle porte le nom de l'ancien Premier ministre Pierre Bérégovoy. Il existe, rue du 18-Novembre juste en dessous de l'ancien hôtel de Bourgogne une autre fontaine appelée Fontaine de l'hôtel de Bourgogne. Elle est aussi un ancien lavoir qui aujourd’hui, est transformée en bac à fleurs.

Patrimoine historique

La présence de la famille Japy, et notamment de Frédéric Japy a eu un effet positif sur le développement économique de la ville. L'évolution démographique de la population a multiplié le nombre d'habitants par 22 en seulement 70 ans.

Le paysage urbain est marqué par des bâtiments de caractère : douze demeures patronales ont été construites autour du parc des Cèdres pour les enfants de Frédéric Japy. Malheureusement, beaucoup ont disparu ou sont abîmées comme le château Fernand Japy qui a été partiellement détruit lors d’un incendie. Aujourd’hui, ils appartiennent à la commune et peuvent se révéler comme un site à projet.

Toujours dans leur démarche paternaliste, la famille Japy a développé des cités ouvrières, six, sous forme de cité jardin pour améliorer le cadre de vie de ses employés (il y en avait 5 000 en 1860). Ces cités ouvrières étaient reliées au site des Fonteneilles par des cheminements piétons toujours visibles aujourd’hui.

Châteaux Japy

L'expression châteaux Japy regroupe sous une même appellation un ensemble de châteaux construits pour les membres de la famille Japy, à une époque celle-ci dominait le paysage beaucourtois.

Les édifices qui nous sont parvenus sont le château Albert Japy, le château Bornèque-Warnery, le château Édouard Japy, le château Fernand Japy, le château Gaston Japy, le château Henri Japy, le château Pierre Japy et le château Robert Japy.

Cités ouvrières

La cité Ducrot a été édifiée entre 1924 et 1930. Elle s'étend le long des rues d'Artois, de Picardie, de Flandre et de Normandie et compte trente-deux maisons abritant deux logements.

La cité Adolphe-Japy a été édifiée vers 1930. Elle s'étend le long des rues des Guillocheurs, des Fondeurs, des Ciseleurs et du Docteur Julg. Elle compte quinze maisons abritant chacune deux logements.

La cité Bellevue a été édifiée tout à la fin du xixe siècle, vraisemblablement vers 1894. Elle s'étend sur la rue Bellevue et la rue des Lambraies, et comprend 18 maisons à plusieurs logements.

La cité Châtelot est la troisième cité Japy, elle a été édifiée dans la seconde moitié du xixe siècle, vraisemblablement vers 1870. Elle s'étend sur les rues de la Pendule, de la Montre et du Réveil-Matin et comprend quarante-quatre maisons. Celles-ci reprennent les dispositions de la maison ouvrière type de 1867, avec quelques variantes (placement de l'entrée).

La cité du Temple est la deuxième cité Japy, elle a été édifiée dans la seconde moitié du xixe siècle, vraisemblablement vers 1866 d'après un plan parcellaire portant cette date. Elle s'étend sur les rues du Temple et Bel-Air et comprend vingt-et-une maisons individuelles.

La cité Pierre Japy est première cité ouvrière Japy, elle a été édifiée au début de la seconde moitié du xixe siècle. Elle comprend un immeuble à logements donnant sur la rue des Bouleaux et vingt-deux maisons individuelles donnant sur la rue des Mélèzes, la rue des Chênes et la rue des Bouleaux. Ces logements individuels préfigurent le modèle-type mis au point par l'entreprise Japy en 1867.

Coq Japy

Ce coq en fer de plus de deux tonnes a été construit par deux artistes, Denis Lucaselli et Patrick Choffat, qui ont minutieusement cherché sur le site de l'usine des Fonteneilles des morceaux métalliques pour les transformer en une œuvre originale et symbolique : le coq était l'emblème utilisé par la marque Japy. Il fait 3,80 mètres de haut, plus 2 mètres avec son socle. Il porte une clé sur le dessus représentant l'industrie ainsi qu'un escargot sur cette même clé car, au début du projet, c'était un escargot qui était prévu et non pas un coq. Inauguré en 2010 et restauré en 2018.

Patrimoine naturel

De nombreux parcours balisés sillonnent la commune et son territoire et permettent de découvrir les splendeurs des habitations familiales, le magnifique parc des Cèdres, site remarquable de douceur et de verdure où vous pourrez admirer diverses essences rares comme des séquoias géants, des hêtres pourpres…

Parc des Cèdres

Au nord des usines Japy, se trouve le parc des Cèdres, qui est l’élément principal de la trame verte beaucourtoise. Le parc, aujourd’hui municipal, de six hectares, est resté longtemps à l’abandon. De nombreuses demeures patronales étaient implantées dans ou à proximité du parc. L'une d'entre elles a récemment été transformée en restaurant.

Son histoire est liée à celle du naturaliste montbéliardais Georges Cuvier, qui, lors d’un voyage au Liban, a rapporté trois cèdres dont il aurait caché les graines, selon la légende, dans ses bottes et sous son chapeau. À son retour en France, il les aurait offerts à la famille Japy qui les aurait alors plantés dans le parc.

Il y a également d’autres arbres remarquables dans ce parc comme des séquoias géants, des hêtres, des pins et une allée cavalière de tilleuls. Malheureusement, il ne reste plus rien des anciens aménagements.
Le parc accueille chaque année le feu d'artifice du 14-Juillet.

Creux de Malfosse

Le Creux de Malfosse se situe dans la forêt entre les communes de Beaucourt (Territoire de Belfort) et de Badevel (Doubs). Cet affaissement géologique est une exsurgence temporaire appartenant au même réseau que l'estavelle (source temporaire) du Creugenat à Chevenez (canton du Jura).

Le trou est situé au pied d'un coteau assez raide surmonté par une forêt de pin. Il fait plus d'une dizaine de mètres de diamètre et mesure jusqu'à 6 mètres de profondeur pour l'une de ses galeries. Souvent à sec, la résurgence monte en charge à la fonte des neiges. Soudainement, une eau jaillit en bouillonnant au-dessus de son orifice et inonde alors les prés voisins. Les habitants des communes avoisinantes entendent alors comme un grondement et voient apparaitre de l'eau jaunâtre. Cette eau se retire petit à petit en quelques jours. L'entrée du trou n'est pas très sécurisée. Une barrière en bois l'entoure, ce qui déconcerte certains mais on peut y accéder facilement. La remontée quant à elle, est nettement plus difficile.

Musée-Japy.

Inauguré en 1986, le musée Japy est installé dans le bâtiment de l'ancienne Pendulerie. Il retrace l'histoire de l'industrie Japy et beaucourtoise de la fin du xviiie siècle à nos jours, de ce fait, il est l'un des symboles culturels et historiques de la ville de Beaucourt.

En 1973, avant même l’interruption des activités Japy à Beaucourt, la commune se voit confier le mécanisme d’une horloge qui appelait les ouvriers au travail. Plusieurs conseillers municipaux comprennent alors l’intérêt de préserver le patrimoine industriel local. Cette prise de conscience se confirme lors de la fermeture définitive des entreprises Japy et le licenciement de leurs derniers ouvriers en 1979. La même année, une exposition sur la production des usines Japy est réalisée pendant quinze jours à la mairie de Beaucourt.

Fort du succès de cette exposition, élus beaucourtois et anciens ouvriers Japy engagent une réflexion de fond en vue de créer un musée de l’industrie locale en 1982, en reconvertissant un local de 330 m2 au rez-de-chaussée de l'ancien bâtiment Japy appelé communément « La Pendulerie » (située dans le quartier dit de l’Ancienne Poste) et qui est mené par l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Industriel Beaucourtois (A.S.P.I.B.)100. Elle est composée d’anciens cadres et ouvriers ayant travaillé dans les usines Japy qui se fixent pour but de collecter des objets et documents liés aux industries Japy en vue de créer un musée.

Le musée Japy est inauguré en 1986 et s'inscrit dans une chaîne de musées industriels franc-comtois, avec le parrainage du musée international d’horlogerie de La Chaux-de-Fonds (Suisse) qui remet des pièces d’horlogerie.

En 1998, le musée est intégré au réseau des musées des techniques et cultures comtoises, et obtient en 2003 le label de Musée de France.

En 2012, la salle d'exposition est rénovée entièrement103, puis fête son trentième anniversaire en 2016 et accueille des expositions temporaires, telles que celle consacrée aux jouet en bois de Moirans-en-Montagne, à l'été 2017.

Le musée devrait être déplacé dans les locaux des anciennes usines Fonteneilles dans les prochaines années à venir.

Personnalités liées à la commune

  • Frédéric Japy, fondateur de l'industrie beaucourtoise.
  • Article détaillé : Famille Japy.
  • Frédéric Japy (1749-1812), né à Beaucourt, fondateur de l'industrialisation de l'horlogerie.
  • Gaston Japy (1854-1936), industriel et sénateur du Doubs entre 1921 et 1936.
  • Pierre Beucler (1897-1946), alias Colonel Kléber, colonel et sous-chef de l’État-major national des Forces françaises de l'intérieur (FFI), résistant dans l'armée française lors de la Seconde Guerre mondiale. Également commandeur de la Légion d'honneur, il se distingue de nombreuses décorations telles que la Croix de guerre 1914-1918 et 1939-1945 ainsi que plusieurs citations.
  • Philippe Berger (1846-1912), né à Beaucourt, sénateur du Territoire de Belfort entre 1904 et 1912.
  • Édouard Julg (1863-1941), médecin et conseiller municipal de Beaucourt, chevalier de la Légion d'honneur en 1924.
  • Marguerite Steinheil (1869-1954), née à Beaucourt, connue pour avoir entretenu une relation avec Félix Faure.
  • Alfred Péchin, (1872-1945), ancien maire de Beaucourt, appartenant à un réseau de la Résistance lors de la Seconde Guerre mondiale, il fut arrêté puis déporté par la Gestapo.
  • Pierre Sellier (1892-1949), connu pour avoir été le soldat qui sonna au clairon le premier cessez-le-feu, le 7 novembre 1918. À Beaucourt, un monument lui est dédié, près du Coq Japy et une rue porte son nom.
  • Marie-Rose Mueller (en), (1896-2007), née Schléret, supercentenaire américaine, née à Beaucourt.
  • André Japy (1904-1974), pionnier de l’aviation.
  • André Villers (1930), photographe et artiste français.
  • Danielle Pauly (1959), accordéoniste vécut les 25 premières années de sa vie à Beaucourt.

(Article obtenu de la Wikipédia)

 

Statistiques démographiques à Beaucourt


Date: 24/7/2021

Population: 5048 habitants

Densité de la population: 1022 habitants / km2


Numéros officiels de la commune à Beaucourt


Code communal INSEE: 90009

Code postal: 90500

Données administratives de la commune à Beaucourt


Pays: France

Région: Bourgogne-Franche-Comté

Département: Territoire de Belfort

Territoire de la commune à Beaucourt


Surface de la commune à Beaucourt [Territoire de Belfort]: 4.95 km2


Coordonnées géographiques: 47.48 de latitude / 6.916 de longitude

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