Mairie de Annay-la-Côte, Yonne
Annay-la-Côte est une commune française située dans le département de l’Yonne, en région Bourgogne-Franche-Comté. Les habitants, appelés les Annéens.
Géographie
Le territoire de la commune s’étend sur 1 292 hectares et ne comprend qu’un seul hameau, le Champ-du-Feu. Le village est situé dans la haute vallée de l’Yonne, « sur le penchant d’une haute colline, célèbre dans l’Avallonnais par la qualité du vignoble qui en recouvre les pentes ». Du sommet (environ 338 mètres) on domine le plateau ondulé au nord d’Avallon, et plus loin au sud les premiers contreforts du Morvan. Les deux paysages sont bien contrastés : champs et prairies autour d’Avallon, forêts immenses du Morvan. La ligne Auxerre-Avallon passe au bas de la colline ; la gare la plus proche étant située à Vassy.
Hydrographie
Au niveau hydrographique, la commune bénéficie de l’apport de plusieurs rus provenant du plateau de Valloux situé à 490 m au-dessus du niveau de la rivière Cousin : le ru du Bouchin, le ru d’Aisy et le ru des Regains. Plusieurs sources se situent dans le village, lieu où la nappe phréatique affleure, ce phénomène est principalement dû à la présence d’argile à ciment. Une des sources a permis autrefois de faire tourner un moulin et d’alimenter un abreuvoir et un lavoir.
Toponymie
En 634, le lieu porte le nom de Auduniaca Colonia, puis le village se nomme Anneiacum au xiie siècle. Le nom du village vient de la configuration géographique du lieu, au sommet d’une colline de 338 mètres qui se détache du plateau entre Avallon et Lucy-le-Bois.
Histoire
Moyen Âge
En 634, les terres appartiennent à l’évêque d’Auxerre, dont Pallade qui donne ce territoire au Monastère Saint-Julien qu’il a fondé avec l’autorisation du roi des Francs, Dagobert Ier. Au ixe siècle, la colonie prend de l’ampleur et forme un village qui dépend désormais en partie du monastère Saint-Germain d’Auxerre à la suite d’un échange avec la terre d’Oligny située à Le Vault. Les habitants du lieu y obtiennent des libertés données par les abbesses. Au xiie siècle, selon Claude Courtépée, le village est entouré de murs épais et garni par trois portes d’accès. En 1213, Eudes III de Bourgogne, duc de Bourgogne, confirme les libertés accordées aux habitants par les abbesses de Saint-Julien, et les ducs de Bourgogne contrôlent une partie des vignes du village. Le prévôt est chargé de les faire cultiver et de les récolter. En 1312, ces vignes sont données en fief à Jean de Seignelay comme remboursement de 50 livres dijonnaises qu’on lui devait. Au xve siècle, une église est construite par les ducs de Bourgogne avec un clocher composée d’une haute cour carrée. Sous Charles V, les habitants s’illustrent par une révolte : ils refusent l’impôt et tuent le receveur. La réplique du bailli d’Auxerre est exemplaire : vingt-cinq habitants prisonniers, quinze « inféaux et mécréans d’Annet » pendus. En novembre 1441, Annay-la-Côte devient le camp pendant huit jours à partir duquel le maréchal de Bourgogne va combattre les Écorcheurs.
Époque moderne
En 1543, le village compte 107 feux. Au cours des guerres de la Ligue, Annay-la-Côte est disputée et par les ligueurs et par les royalistes, changeant à plusieurs reprises de main. « Le 23 juillet 1589, toutes les troupes liguées se réunirent au bas d’Annay-la-Côte, proche d’Avallon. On somma ce bourg de fournir des munitions ; mais ceux de dedans se moquèrent ouvertement de la Sainte-Union, ce qui fit conclure de tirer les canons qu’on avait amenés de Girolles. On vit bientôt des brêches ; et comme Avallon avait fourni des échelles outre les vivres nécessaires à l’armée, Annay fut pris tout aussitôt, pillé et mis à feu et à sang. Le sieur de Jaulges eut toute la gloire de cette expédition. ». Après ces évènements, le village dénombre 50 feux en 1596. La population va progressivement augmenter au cours du xviie siècle passant de 28 feux en 1605, à 95 feux en 1643 et à 117 feux en 1679.
Époque contemporaine
En 1806, la population est de 412 habitants. Puis, varie de 500 habitants en 1826 à 489 en 1846.
Fouilles archéologiques au xixe et au début xxe siècle
Dans la deuxième partie du xixe siècle, quatre campagnes de fouilles archéologiques sont menées sur le territoire de la commune et permettent la découverte de tumulus. La première campagne a lieu en 1856, à trois kilomètres de la commune, dans la forêt et permet de révéler douze squelettes munies de bracelets et d’anneaux en bronze. Un des squelettes portent plusieurs bracelets composés d’un fil de bronze au bras et seuls trente fragments sont récupérés à cause du poids de la terre. Deux tibias avec des anneaux de bronze sont également trouvés, ainsi qu’un torque d’un diamètre de 15 cm et d’une épaisseur de 0,3 cm.
Une deuxième campagne de fouilles est réalisée sur deux ans dans le bois du Porroin, en 1872-1873, par l’abbé d’Annay-la-Côte de l’époque, l’abbé Lavy. Cette campagne permet de dévoiler des objets en bronze (anneaux, bracelets et torques). La troisième et dernière campagne de fouilles est menée par la Société d’Études d’Avallon a lieu en 1880, près de la forêt de Montoison, et révèle une vingtaine de bracelets qui sont transférés au musée d’Avallon.
Les dernières fouilles sont menées par l’abbé Poulaine en juillet 1902 sur le flanc oriental de la colline d’Annay-la-Côte et amènent à la découverte d’un tumulus. Ce dernier, d’une circonférence de 15 m et d’une hauteur de 1,5 m, est composé de terre et de pierres plates appelées laves très courantes en Bourgogne. Six squelettes y sont découverts avec mâchoires et dents relativement bien conservées, ainsi que six bracelets de bronze. Ces bracelets sont recouverts d’une patine vert sombre et font des tailles différentes. Les bracelets découverts vont d’un diamètre de 65 mm à 85 mm pour des poids situés entre 110 g à 165 g.
Économie
D’après Victor Petit, au xixe siècle, les vignobles situés sur le versant sud de la colline où se situe la commune sont réputés pour leur qualité.
Lieux et monuments
Église Saint-Marcel
L’église Saint-Marcel est bâtie au xve siècle avec des voûtes en pierre à nervures ogivales. Selon Victor Petit, l’intérieur comporte de grandes dalles tumulaires et des boiseries de style Louis XV. Le clocher est une haute tour de forme carrée, avec de larges contreforts, bâtie par les ducs de Bourgogne. Le clocher est composé de deux cloches en bronze, qui sont créées en 1788 par le fondeur de cloches Dominique Cochois. À la base d’un contrefort, une petite niche datant du xve siècle est attestée avec un écusson aux armes de France.
Autres monuments
- Deux lavoirs sont présents dans la commune alimentés par une source locale.
- Monument aux morts
- Plusieurs croix
Personnalités liées à la commune
Frère Scubilion (1797-1867), membre des Frères des écoles chrétiennes qui participe à l’émancipation des esclaves de La Réunion.
(Article obtenu de la Wikipédia)
Événements à venir dans Annay-la-Côte, Yonne
Évènements
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Le Météo à Annay-la-Côte, Yonne
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