14 Juillet : face au risque de tensions, certaines mairies décident d’annuler les célébrations


14 Juillet : face au risque de tensions, certaines mairies décident d’annuler les célébrations

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a mis en place un « dispositif extraordinaire » de 45 000 policiers et gendarmes pour les soirées du 13 et 14 juillet.

Préoccupés par les émeutes récentes et redoutant de nouveaux troubles pour le 14 Juillet, plusieurs maires ont choisi de réduire ou de supprimer les festivités. Il n’y aura ni bal ni feux d’artifice à Montargis (Loiret), où les émeutiers ont causé d’importants dommages il y a deux semaines. La même situation se présente dans le Val-de-Marne, où les résidents de Maisons-Alfort, Charenton-le-Pont et Saint-Maurice se rassemblent chaque année pour un grand feu d’artifice près du bois de Vincennes, selon France Info.

La ville de Nanterre, épicentre des émeutes après la mort de Nahel, a annulé son feu d’artifice prévu jeudi soir, a informé la mairie à l’AFP mercredi. Plusieurs villes de la région parisienne ont pris des mesures similaires, invoquant des raisons de sécurité, dont Gennevilliers (Hauts-de-Seine), Sartrouville (Yvelines) et Savigny-sur-Orge (Essonne).

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Au niveau national, les forces de l’ordre s’attendent à une recrudescence des tensions et des violences. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé mercredi 12 juillet un « dispositif exceptionnel » de 45 000 policiers et gendarmes mobilisés pour les soirées du 13 et 14 juillet. Ce déploiement suit le « même modus operandi que lors des émeutes » qui ont suivi la mort du jeune Nahel et comprendra des unités d’élite du Raid, du GIGN et de la BRI, ainsi que des hélicoptères et véhicules blindés de la gendarmerie.

Marine Le Pen, « perplexe » Si les communes les plus touchées par les émeutes ont décidé d’annuler les festivités du 14 Juillet, celles qui ont été globalement épargnées ont préféré se joindre au mouvement, de peur que les spectateurs des communes voisines se déplacent en grand nombre et que des tensions surviennent.

« Le nombre d’événements annulés dans notre région nous fait craindre un afflux supplémentaire de spectateurs extérieurs à la ville, incompatible avec une sécurisation optimale », a expliqué le maire de Claye-Souilly, en Seine-et-Marne, sur sa page Facebook.

Mercredi, la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale, Marine Le Pen, s’est dite « perplexe » devant l’annulation des festivités du 14 Juillet par crainte de nouvelles violences. « Réalisez-vous qu’en France, une grande démocratie, nous renonçons à notre fête nationale par crainte des violences potentielles ou des émeutes potentielles de certains ? C’est en réalité un aveu de perte totale de confiance en l’État de la part de ces communes », a-t-elle déclaré.

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