Renfe, l’acteur ibérique, conquiert le marché ferroviaire français
Le géant ferroviaire espagnol, Renfe, impressionne en vendant 100 000 billets en France en à peine un mois, notamment sur les routes Barcelone-Lyon et Madrid-Marseille. Cet exploit a été rendu possible grâce à ses offres séduisantes visant le sud européen.
L’évolution du paysage ferroviaire en France connaît une transformation majeure avec l’émergence de Renfe, la grande entreprise ferroviaire d’Espagne. Selon un rapport de La Tribune daté du 14 août, en moins d’un mois de service, cette entité a vendu plus de 100 000 billets sur ses liaisons flambant neuves, Barcelone-Lyon et Madrid-Marseille. Les voyageurs peuvent désormais facilement naviguer entre différentes villes méridionales françaises, telles que Perpignan, Narbonne, Montpellier, Béziers, et Aix-en-Provence.
Il est clair que le démarrage de Renfe est impressionnant. En cohérence avec sa vision, l’entreprise prévoit d’opérer quotidiennement sur la liaison vers Lyon à partir du 1er septembre, et vers Marseille dès le 1er octobre. La clé de ce triomphe ? L’introduction des trains rapides AVE (Alta Velocidad Española) sur les rails français, similaires aux TGV de la SNCF. Lancés le 13 et 28 juillet, ces services ont déjà transporté plus de 43 000 personnes en un mois, avec un taux d’occupation de 80%. Renfe souligne que ce chiffre a grimpé à 100% lors des périodes de grande affluence.
Promotions irrésistibles
Depuis juin, Renfe a mis en avant des offres incroyablement compétitives. Les billets sont proposés à 9 euros pour les voyages intra-français et à 19 euros pour des voyages entre Montpellier ou Narbonne et Barcelone, Saragosse ou Madrid. Les trajets complets entre Marseille ou Lyon et l’Espagne sont quant à eux proposés à 29 euros, et ce jusqu’au 31 octobre.
Pour François Guénard, expert chez Roland Berger, le succès initial de Renfe sur le sol français montre le potentiel immense de cette région. Il compare cette situation au nord de l’Europe, comprenant des pays tels que les Pays-Bas, la Belgique, la France, et l’Allemagne. Selon lui, c’est un marché en pleine croissance, “mais jusque-là négligé par de nombreux opérateurs”.
Environnement propice
Toutefois, la décision de Renfe diffère de celle de Trenitalia, son concurrent italien, qui a choisi la ligne Paris–Lyon pour rivaliser avec la SNCF. Bien que les débuts de Renfe soient impressionnants, ils sont encore loin des chiffres de la SNCF en termes de passagers transportés. Néanmoins, la vision optimiste de l’avenir est palpable avec le renforcement des services prévu dès septembre et octobre.
Le véritable défi pour Renfe sera de prolonger ce succès au-delà de la période estivale, et de garantir une offre rentable sur la durée. Avec l’augmentation prévue du nombre de services, il sera passionnant d’observer comment la société espagnole se positionnera face à la concurrence robuste de la SNCF et de Trenitalia. Actuellement, Renfe jouit d’avantages tels que des tarifs promotionnels et des réductions sur les frais de péage. Mais pour assurer une réussite durable, une stratégie solide et continue sera essentielle.
Il est indéniable que le démarrage de Renfe est absolument remarquable. En parfait alignement avec sa vision, l’entreprise projette d’assurer des trajets quotidiens vers Lyon à partir du 1er septembre, et vers Marseille dès le 1er octobre. Quel est le secret de cette réussite éclatante ? L’introduction des trains rapides AVE (Alta Velocidad Española) sur les voies françaises, qui présentent des similitudes avec les TGV de la SNCF. Lancés respectivement les 13 et 28 juillet, ces services ont déjà transporté plus de 43 000 voyageurs en seulement un mois, affichant un taux d’occupation de 80%. Renfe souligne fièrement que ce pourcentage a grimpé à 100% lors des pics d’affluence. C’est là une démonstration concrète de l’engouement que suscitent ces nouveaux services de transport.
